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LES MYCOSES SUPERFICIELLES

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LES MYCOSES SUPERFICIELLES

Message par nord22 le Ven 13 Mai - 22:58:31

Ce sont des infections causées par des champignons microscopiques. Elles peuvent être superficielles intéressant épiderme et muqueuses. Mais elles peuvent être également profondes (non étudiées ici)

Trois grands groupes de micro-organismes responsables des mycoses :

A-Les dermatophytes :

Ce sont des champignons filamenteux kératinophyles, c’est à dire ayant un tropisme préférentiel pour les phanères (poils et ongles) et la couche cornée.

B-Les levures :

-le candida qui affectionne la peau, les phanères et les muqueuses

-Malassezia furfur (anciennement appelé pityrosporon) saphrophyte fréquent de la peau surtout séborrhéique et qui est l’agent du pithyriasis versicolor.



C-Les moisissures :

Elles sont rarement impliquées dans les affections de la couche cornée.




DERMATOPHYTIES
1-Clinique :

Les dematophyties sont à l'origine des lésions de la peau glabre, des ongles, des plis et du cuir chevelu.

a)-Dermatophyties de la peau glabre :

Ce sont des lésions arrondies, circinées, recouvertes de squames avec une bordure d’extension ayant tendance à la vésiculation alors que le centre à tendance à guérir. Les lésions sont plus ou moins prurigineuses.




b)-Dermatophyties des grands plis :

Les plis inguino-cruraux, le pli inter-fessier et les plis axillaires peuvent être atteints.

La dermatophytie inguino-crurale (eczéma marginé de Hébra) est la plus fréquente. Elle se localise à la racine des cuisses d’un ou des 2 côtés, parfois déborde sur le périnée et le pli interfessier et même les fesses. Elle se manifeste par une plaque prurigineuse, qui part du fond du pli, s’étend de façon excentrique sur la face interne des cuisses alors que le centre a tendance à guérir. La périphérie reste squameuse et vésiculeuse.

Photo : Dan Giraud



c)-Dermatophytie des petits plis :

Les pieds sont plus souvent intéressés que les mains. Le pli prend un aspect macéré blanchâtre avec une fissure centrale. Le 4e espace inter-orteil est le plus souvent atteint. Les lésions débordent souvent sur la face plantaire et la face dorsale du pied et des orteils sous forme d'un processus vésiculeux et desquamatif représentant ce que l'on appelle "le pied d'athlète".



Photo : Dan Giraud



d)-Dermatophytie unguéale :

Les ongles des orteils sont plus fréquemment atteints que les ongles des doigts. L’ongle devient épaissi, jaunâtre, friable. Ailleurs , il est rongé, détruit. Cette atteinte commence toujours par son bord libre et ne s’accompagne pas de périonyxis.

2-Traitement :

Le traitement en Afrique est différent de celui proposé en Europe. Il est avant tout dicté par des considérations socio-économiques



a)-Hygiène :

-porter de l’eau à ébullition

-savonnage et rinçage 2 fois/j



b)-Thérapeutique :

-application le matin et le soir par tamponnement de Violet de Gentiane à 1 % jusqu’à la guérison

-dans les formes étendues, il faudra adjoindre un antifongique par voie générale, la Griséofulvine, à raison de 1 g/j chez l’adulte et de 10 à 20 mg/kg chez l’enfant pendant 2 semaines. (comp à 125 et 500 mg).

Toutefois, le traitement minute reste une alternative : enfant et adulte 1,5 g dose unique (3 cp à 500 mg ou 12 cp à 125 mg) avec la prise d’1 cuillère d’huile qui améliore l’efficacité du traitement. La Griséovulvine n’a aucune efficacité sur les candidoses et le pityriasis versicolor.

Leur coût en Afrique étant très élevé, les antifongiques locaux qui plus est très nombreux, limitent leur utilisation. Les dérivés imidazolés sont les plus utilisés (Pévaryl, Trasyd, Myk 1 %, Kétodem, Daktarin)



La dermatophytie unguéale impose un traitement par voie générale. La Terbinafine (Lamisil) à raison de 250 mg/j donne d’excellents résultats. La durée du traitement varie en fonction du degré de l’atteinte de l’ongle, elle est de 2 à 6 mois. L’Itraconazole et le Fluconazole sont également très actifs.

Malheureusement leur coût en Afrique interdit leur utilisation.



CANDIDOSES

Le Candida albicans, levure saprophyte normal du tube digestif devient pathogène dans certaines conditions et provoque des manifestations cutanéo-muqueuses

1-Clinique :

a)-Intertrigos candidosiques :

L’atteinte intéresse aussi bien les grands plis :plis axillaires, sous-mammaires, inguinaux, interfessiers, que les petits plis : interdigitaux, inter-orteils. L’aspect est celui d’un placard rouge sombre, macéré, l'épiderme décollé est marqué par une collerette blanchâtre périphérique, le fond du pli est le siège d'une fissure. Prurit et sensation de douleur ou de cuisson accompagnent les lésions. Le diagnostic différentiel se pose avec une atteinte bactérienne, une atteinte trichophytique, un psoriasis inversé, un érythrasma.



b)-Candidoses muqueuses

-La perlèche candidosique se définit par l'atteinte des deux commissures labiales celles-ci sont le siège d'une fissure douloureuse, suintante, recouverte d'un enduit blanchâtre. Les examens mycologiques, bactériologiques et la sérologie permettent de la distinguer de la perlèche streptococcique et de la syphilis.

-La stomatite candidosique (muguet) intéresse la cavité buccale (face interne des joues, voûte palatine, langue, gencive) l'aspect est celui d'un érythème diffus, la muqueuse devient lisse, brillante et douloureuse et se couvre de petits dépôts blanchâtres grumeleux. La langue peut dépapiller, la succion devient difficile chez le nourrisson.

-La vulvovaginite candidosique très fréquente chez la femme enceinte se manifeste par un prurit, des brûlures et des leucorrhées. L'aspect est celui de nappes érosives avec une muqueuse rouge, macérée, recouverte de dépôts blanchâtres, les lésions débordent le carrefour vulvo-vaginal pour intéresser les plis inguinaux, le périnée et le pli interfessier. Ces vulvovaginites sont à distinguer des vulvovaginites gonococciques et parasitaires.

-Les balanoposthites se manifestent par des lésions érythémato-vésiculeuses ou pustuleuses qui laissent place à des érosions puis se couvrent d'un enduit blanchâtre. Ces lésions peuvent également s'étendre pour intéresser scrotum, fourreau de la verge, périnée et plis inguinaux.



c)-Onyxis et périonyxis candidosiques :



Le début se fait par un périonyxis douloureux, inflammatoire, la sertissure de l'ongle est marquée par une goutte de pus donnant un aspect jaune verdâtre ou gris verdâtre du bord latéral de l'ongle. L'onyxis débute par la partie proximale ou latérale de l'ongle (contrairement à l'onyxis trichophytique qui débute par la partie distale) qui prend un aspect jaune ou jaune verdâtre, la tablette se déforme par des sillons transversaux ou de petites dépressions, la lame devient molle et friable, se détache du lit et peut s'éliminer spontanément. Les ongles des mains sont beaucoup plus fréquemment atteints que les ongles des pieds.



Photo : Frédérique Boisseau

3 Traitement des candidoses :

Comme dans le traitement des dermatophyties le Violet de Gentiane à 1 % reste le traitement de base. De plus, il peut être appliqué sur les muqueuses.

La mycostatine (Nystatine), l'amphotéricine B (fungizone) et les imidazolés sont les produits utilisés dans le traitement des différentes formes de candidoses cutanéo-muqueuses. Les suspensions (mycostatine, fungizone) sont prescrites pour le muguet buccal. Les gels et les crèmes (Pévaryl, Daktarin, Myk 1 %, Trosyd…) pour les intertrigos.



Les onyxis bénéficient des traitements locaux (crèmes et gels) mais l’adjonction d'un triazolé (Itraconazole, Fluconazole) semble actuellement indispensable.







PITYRIASIS VERSICOLOR



C'est une mycose fréquente, touche les deux sexes et prédomine chez les sujets jeunes. Elle est due à Malassezia furfur, forme filamenteuse de pityrosporum orbiculare (levure lipophile). Se manifeste par de petites taches arrondies, de couleur jaune chamois, finement squameuses, pouvant confluer et fusionner pour donner des grandes nappes à bordure géographique. Les lésions se localisent sur les zones séborrhéiques ( haut du thorax, dos, épaules, bras, pouvant s'étendre au cou, au bas du tronc et aux cuisses). Le grattage à l'abaisse langue ou à la curette fait détacher les squames (signe du copeau). Certaines formes de Pityriasis Versicolor sont achromiantes. Cette achromie est surtout visible après exposition solaire et persiste longtemps après la guérison.



1-Traitement :

La référence reste le Violet de Gentiane. Si le pouvoir d’achat le permet, la préférence est donnée aux Imidazolés sous forme de solution, de crème ou de shampooings. Le traitement peut être biquotidiens (Pévaryl solution) pendant 15 à 20 jours, ou en monodose (kétoderm monodose : une seule application en douche).

Le sulfure de sélénium (Selsun) est également actif (en douche 3 fois/semaine pendant 3 semaines).

Le kétoconazole per os Nizoral) à raison de 200 mg/jour pendant une dizaine de jours est également actif. Les récidives du pityriasis versicolor sont très fréquentes.



MYCOSES


PEAU GLABRE


PLIS


ONGLES

















DERMATOPHYTIES

(Dermatophyte : champignon)


Lésions arrondies, circinées, recouvertes de squames avec une bordure d’extension ayant tendance à la vésiculation alors que le centre à tendance à guérir. Les lésions sont plus ou moins prurigineuses.


1-Grands plis :

Les lésions se localisent à la racine des plis et parfois débordent. C’est une plaque prurigineuse qui part du fond du pli et s’étend de façon excentrique alors que le centre à tendance à guérir. La périphérie reste squameuse et vésiculeuse

2-Petits plis :

Le pli prend un aspect macéré, blanchâtre avec une fissure centrale. C’est le pied d’athlète


L’ongle devient épaissi, jaunâtre, friable. Ailleurs, il est rongé, détruit. L’atteinte commence toujours par son bord libre et ne s’accompagne pas de périonyxis.







CANDIDOSES (levure)













Aussi bien les grands plis que les petits, c’est un placard rouge sombre, macéré. L’épiderme décollé est marqué par une collerette blanchâtre périphérique. Lez fond du pli est marqué par une fissure.

Prurit et sensation de douleur ou de cuisson.


Le début commence par un périonyxis douloureux, inflammatoire. La sertissure de l’ongle est marquée par une goutte de pus avec jaune verdâtre du bord latéral. L’onyxis débute par la partie proximale de l’ongle. Les ongles des mains sont beaucoup plus atteints que ceux des pieds.
3 Traitement des candidoses :

Comme dans le traitement des dermatophyties le Violet de Gentiane à 1 % reste le traitement de base. De plus, il peut être appliqué sur les muqueuses.

La mycostatine (Nystatine), l'amphotéricine B (fungizone) et les imidazolés sont les produits utilisés dans le traitement des différentes formes de candidoses cutanéo-muqueuses. Les suspensions (mycostatine, fungizone) sont prescrites pour le muguet buccal. Les gels et les crèmes (Pévaryl, Daktarin, Myk 1 %, Trosyd…) pour les intertrigos.



Les onyxis bénéficient des traitements locaux (crèmes et gels) mais l’adjonction d'un triazolé (Itraconazole, Fluconazole) semble actuellement indispensable.







PITYRIASIS VERSICOLOR



C'est une mycose fréquente, touche les deux sexes et prédomine chez les sujets jeunes. Elle est due à Malassezia furfur, forme filamenteuse de pityrosporum orbiculare (levure lipophile). Se manifeste par de petites taches arrondies, de couleur jaune chamois, finement squameuses, pouvant confluer et fusionner pour donner des grandes nappes à bordure géographique. Les lésions se localisent sur les zones séborrhéiques ( haut du thorax, dos, épaules, bras, pouvant s'étendre au cou, au bas du tronc et aux cuisses). Le grattage à l'abaisse langue ou à la curette fait détacher les squames (signe du copeau). Certaines formes de Pityriasis Versicolor sont achromiantes. Cette achromie est surtout visible après exposition solaire et persiste longtemps après la guérison.



1-Traitement :

La référence reste le Violet de Gentiane. Si le pouvoir d’achat le permet, la préférence est donnée aux Imidazolés sous forme de solution, de crème ou de shampooings. Le traitement peut être biquotidiens (Pévaryl solution) pendant 15 à 20 jours, ou en monodose (kétoderm monodose : une seule application en douche).

Le sulfure de sélénium (Selsun) est également actif (en douche 3 fois/semaine pendant 3 semaines).

Le kétoconazole per os Nizoral) à raison de 200 mg/jour pendant une dizaine de jours est également actif. Les récidives du pityriasis versicolor sont très fréquentes.
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Re: LES MYCOSES SUPERFICIELLES

Message par Admin le Sam 14 Mai - 18:48:22

Merciii beaucoup Nord23, SI seulement vous ajouteriez des photos pour les lésions et les milieux de culture ...

Merciiii encore une fois C'est vraiment un sujet intéressant

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Message par nord22 le Mar 17 Mai - 13:16:55

je sais pas comment ajouté dé photos et des pièces jointe,je sais?
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Re: LES MYCOSES SUPERFICIELLES

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